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Back to Stampede du Hajj 2015
SurvivantPilgrim from Saudi ArabiaSaudi Arabia

Amina bint? Al-Mutairi

? - Present

Amina Al-Mutairi est représentée ici comme l'une des nombreuses pèlerines survivantes dont les noms sont souvent absents des bilans médiatiques, mais qui sont essentiels pour comprendre ce que la bousculade de Mina a ressenti de l'intérieur. Comme d'innombrables autres dans la zone de Jamarat, elle a traversé le Hajj en tant que personne privée au sein d'un immense rituel public. Les survivants de catastrophes de foule décrivent souvent le même paradoxe : la foule est pleine de gens, pourtant chaque personne peut se sentir seule une fois que la pression des corps rend le mouvement ordinaire impossible.

Son importance ne réside pas dans la célébrité mais dans l'incarnation. La catastrophe du Hajj est parfois narrée comme un différend entre États ou un échec de planification dans l'abstrait. Les survivants restaurent sa texture humaine. Ils nous rappellent que chaque total de victimes est composé d'individus qui marchaient, attendaient, portaient de l'eau, cherchaient des proches ou essayaient de compléter un rite pour lequel ils avaient passé des années à se préparer. Cette intention ordinaire est ce qui rend la perte si sévère.

Pour les pèlerines, le Hajj peut impliquer des couches supplémentaires de coordination : voyages en groupe, responsabilités familiales et dépendance à des guides ou compagnons dans des environnements bondés. Une survivante comme Al-Mutairi représente ces vulnérabilités pratiques sans nécessiter d'embellissement. Elle faisait partie d'un flux de fidèles qui est devenu compressé au-delà de la tolérance humaine. Sa survie dépend, en termes historiques, du hasard autant que de l'endurance.

Ce qui la rend importante pour les archives, c'est que les survivants fournissent les preuves que les bilans officiels ne peuvent pas. Ils portent des souvenirs de la façon dont la foule a ralenti, de la façon dont la pression a monté, de la façon dont le chemin n'a pas réussi à se dégager. Même lorsque leurs noms ne sont pas individuellement en évidence dans les archives d'actualités, leur témoignage aide à reconstruire la mécanique de l'événement. Dans la bousculade du Hajj, la survie n'était pas une évasion propre mais le reste d'un système qui a échoué à beaucoup et en a épargné certains.

Al-Mutairi représente donc les personnes qui ont vécu la bousculade et ont dû continuer les conséquences du pèlerinage avec la connaissance que d'autres ne l'ont pas fait. Leur expérience fait partie de l'héritage de la catastrophe car c'est là que la collision abstraite de la politique et de la physique devient mémoire personnelle.

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