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ScientifiqueUniversity of Michigan, infectious disease epidemiologyUnited States

Arnold S. Monto

1934 - Present

Arnold S. Monto est entré dans la pandémie de H1N1 en tant qu'un des interprètes les plus expérimentés de la grippe. Bien avant 2009, il avait passé des décennies à étudier la manière dont la grippe se propage à travers les foyers et les communautés, et cette expérience était importante car la pandémie ne se résumait pas simplement à compter les cas graves. Il s'agissait de transmission, de taux d'attaque, de perception du risque et de l'écart entre ce que fait un virus et ce que les gens pensent qu'il devrait faire.

Le rôle de Monto dans la crise était de fournir une perspective scientifique lorsque la discussion publique dérivait vers des extrêmes. Certaines personnes craignaient une catastrophe à l'échelle de 1918 ; d'autres, voyant que de nombreux cas étaient bénins, supposaient que le virus n'était guère plus qu'une peur. Le travail et les commentaires de Monto ont aidé à ancrer la discussion dans la réalité épidémiologique : le H1N1 était nouveau, transmissible et capable de provoquer des maladies graves, même si son taux de létalité était inférieur aux craintes apocalyptiques les plus précoces. Ce type de calibration est difficile en situation d'urgence en direct car il ne satisfait rarement pleinement quiconque.

La valeur de son expertise en santé publique provenait d'une compréhension simple mais durement acquise : la grippe est une maladie sociale autant que biologique. Elle se propage là où les gens se rassemblent, où les enfants se mélangent, où les foyers sont surpeuplés et où les réseaux de transport compressent les distances. La perspective longue de Monto a rendu la pandémie de 2009 intelligible comme faisant partie d'un schéma récurrent plutôt qu'un choc isolé. Il a aidé à expliquer pourquoi les enfants d'âge scolaire étaient touchés de manière disproportionnée et pourquoi certains adultes plus âgés semblaient partiellement protégés par des expositions antérieures.

Il est né en 1934 aux États-Unis, et sa carrière couvre l'évolution de la science de la grippe, de la surveillance analogique à l'épidémiologie génomique. Lors de la pandémie de 2009, sa valeur était celle d'un témoin chevronné capable d'interpréter l'événement sans amplifier la panique. Des scientifiques comme lui ne stoppent pas les virus. Ils stoppent la confusion, et dans une pandémie, la confusion peut être un danger en soi.

L'héritage de Monto dans cette catastrophe est silencieux mais important. Il a aidé le monde à comprendre que la préparation ne peut pas être fondée uniquement sur des fantasmes du pire scénario. Elle doit être construite sur une compréhension disciplinée de la manière dont un véritable virus se comporte dans de véritables communautés. C'est une leçon moins dramatique qu'une sirène, mais plus utile.

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