George W. Harlan
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George W. Harlan représente le travail civique anonyme qui transforme la catastrophe d'une annihilation totale en un événement récupérable, bien que toujours tragique. Le sauvetage local sur le Mississippi après l'explosion de la Sultana n'a pas été organisé par un système d'urgence formel au sens moderne. Il dépendait de personnes déjà présentes près de la rivière : agriculteurs, pilotes, opérateurs de petites embarcations et résidents qui ont vu la fumée et se sont dirigés vers elle avec les ressources dont ils disposaient.
Le nom de Harlan apparaît dans les traditions des survivants et de l'histoire locale comme l'un des hommes impliqués dans l'aide à ceux qui étaient dans l'eau. Que ce soit par bateau, depuis la rive, ou en aidant à tirer des survivants épuisés des débris, il faisait partie de la première et la plus dangereuse vague de secouristes. En l'absence de coordination radio, d'unités de la Garde côtière ou de commandement de catastrophe standardisé, le sauvetage a été improvisé par des personnes dont le premier atout était la proximité et le second, le courage.
Cela rend le rôle de Harlan historiquement significatif. La catastrophe de la Sultana s'est déroulée dans une région où la rivière était à la fois un lieu de travail et un voisin, et les personnes vivant le long de celle-ci comprenaient que la catastrophe pouvait arriver par le courant. Leur réponse a été immédiate parce qu'elle devait l'être. Les hommes dans l'eau ne pouvaient survivre que quelques minutes ou heures selon l'exposition, les brûlures et l'épuisement. Chaque bateau qui se lançait vers l'épave augmentait les chances de trouver quelqu'un vivant.
Harlan incarne une forme d'héroïsme ordinaire que les histoires de catastrophes sous-estiment souvent. Il n'y avait pas de médailles qui pouvaient restaurer les morts, et il n'y avait aucun mécanisme qui pouvait rendre la scène compréhensible sur le moment. Pourtant, le sauvetage dépendait de personnes qui n'attendaient pas d'instructions. Ils agissaient dans la confusion, dans l'odeur de la vapeur et de la boue de la rivière, et en présence de corps et de débris que personne n'aurait dû avoir à affronter.
Les conséquences de la Sultana sont souvent rappelées pour leur ampleur, mais l'ampleur ne devrait pas obscurcir le sauvetage. Sans des hommes comme Harlan, le nombre de morts aurait été encore plus élevé et les témoignages des survivants beaucoup plus rares. Sa place dans les archives est un rappel que lorsque les systèmes échouent de manière catastrophique, le premier rempart est souvent la conscience des personnes à proximité.
