James Goff
1963 - Present
James Goff est devenu l'un des chercheurs clés dans l'étude historique et géologique des tsunamis, et l'événement de Papouasie-Nouvelle-Guinée a aidé à définir le type de travail qu'il continuerait à faire : rassembler des preuves sur le terrain, comparer les formes côtières et extraire des traces physiques l'histoire d'une catastrophe qui s'était déroulée en quelques minutes. Son rôle était scientifique, mais il était également judiciaire. Dans un endroit où les mesures directes étaient incomplètes et où de nombreux témoins étaient traumatisés ou déplacés, le sol lui-même devait témoigner.
Le tsunami d'Aitape était important pour le domaine de Goff car il montrait comment la géologie locale peut amplifier un danger au-delà de ce que suggère une simple magnitude de tremblement de terre. Une côte peut être frappée par une vague dont la source est cachée au large et dont l'énergie provient d'une pente défaillante plutôt que d'une rupture de plaque tectonique globale. Cette compréhension est maintenant largement reconnue, mais à l'époque, c'était une leçon critique. La contribution de Goff appartenait à la classe de travaux qui rendent les catastrophes lisibles après coup, lorsque la lisibilité est ce dont la sécurité future dépend.
Sa valeur dans le récit du tsunami réside dans le pont entre la reconstruction scientifique et la conséquence publique. La catastrophe n'est pas restée une tragédie isolée de Papouasie-Nouvelle-Guinée ; elle est devenue une preuve dans un argument international sur la manière dont les tsunamis sont générés et comment les systèmes d'alerte devraient être construits. Des chercheurs comme Goff ont aidé à faire passer l'événement de la mémoire locale à l'analyse des risques mondiaux. Ce changement est l'un des résultats silencieux mais profonds de la science post-catastrophe.
Né en 1963 au Royaume-Uni, la carrière de Goff a été façonnée par l'étude des catastrophes côtières anciennes et modernes. Le tsunami d'Aitape s'inscrivait dans son intérêt plus large sur la manière dont les sociétés lisent le paysage après des événements violents liés à l'eau. Il a aidé à montrer que la côte est un archive, si l'on sait comment la lire — et que cette archive peut corriger les hypothèses faites dans le sillage de la mort.
Dans une histoire de catastrophe, un scientifique comme Goff représente l'idée que la compréhension est elle-même une forme de réponse. Les morts ne peuvent pas être ramenés, mais le mécanisme qui les a tués peut être nommé, modélisé et utilisé pour protéger d'autres. C'est le travail que son nom représente ici.
