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Back to Éruption de l'Eyjafjallajökull
SurvivantÞorvaldseyri farmIceland

Oli Sigurdsson

1955 - Present

Óli Sigurðsson, associé à la ferme Þorvaldseyri près du flanc sud de l'Eyjafjallajökull, vivait à la lisière de l'éruption dans le sens le plus littéral du terme. Son importance ne réside pas dans sa célébrité, mais dans le fait qu'il occupait le lieu où le risque scientifique devient la vie quotidienne. Les agriculteurs dans de tels environnements ne vivent pas un volcan comme une abstraction. Ils le vivent comme une menace pour les bâtiments, le bétail, le sol, les routes, l'eau et la continuité d'un travail qui ne peut tout simplement pas être interrompu parce que la montagne a changé d'humeur.

Lors de l'éruption de 2010, la ferme est devenue l'un des lieux humains les plus surveillés dans la zone touchée. La cendre, l'eau de fonte et la nécessité d'évacuation ont transformé un cadre agricole ordinaire en un front d'observation. Les caméras du monde entier et de nombreux chercheurs ont passé par ou près du site, mais le fait sous-jacent restait pratique : quelqu'un devait s'occuper des animaux, des biens, de l'accès et de la survie. La présence de Sigurðsson dans ce contexte symbolise le fardeau local porté par les communautés rurales lorsqu'un volcan entre en éruption sous la glace.

Son histoire nous rappelle également que les effets les plus dramatiques de l'éruption n'étaient pas les seuls qui comptaient. Alors que l'Europe voyait les aéroports fermer, les Islandais près du volcan faisaient face à la violence plus lente de la cendre se déposant sur les champs et à l'incertitude de savoir si les routes resteraient praticables ou si les canaux de crue allaient monter. La catastrophe ne s'est pas terminée lorsque le nuage de cendres a traversé le continent. Pour les personnes vivant sous la montagne, il s'agissait d'une question d'endurance et de rétablissement.

Figure humaine documentée dans cet événement, Sigurðsson représente les résidents dont la vie a été réorganisée par l'éruption sans faire partie du décompte tragique des morts. La petite population de son pays et ses solides structures d'urgence ont réduit le nombre de décès, mais pas le fardeau. Il fait partie des raisons pour lesquelles cette histoire ne devrait pas être racontée uniquement comme une anomalie aéronautique. C'était aussi une catastrophe locale, vécue à la porte de la ferme avant de devenir un sujet d'actualité mondial.

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