Oxfam/Syria Civil Defence volunteer collective
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Les Casques blancs et les équipes de bénévoles locales dans le nord-ouest de la Syrie ne constituent pas une biographie unique au sens habituel, mais ils sont indispensables à tout récit sérieux du tremblement de terre car ils ont effectué des travaux de sauvetage là où la capacité institutionnelle était la plus faible et où les conditions hivernales étaient les pires. Leurs membres ont opéré dans un paysage déjà marqué par la guerre, où les routes, les hôpitaux et les systèmes de commandement avaient été endommagés bien avant que le sol ne bouge. Ils sont entrés dans des bâtiments effondrés avec un équipement limité et d'énormes attentes du public, servant souvent de premiers et parfois de seuls intervenants organisés.
Leur rôle lors des tremblements de terre de février 2023 met en lumière une vérité centrale de l'histoire des catastrophes : les personnes qui sauvent des vies sont souvent celles qui ont le plus régulièrement travaillé dans l'indifférence. Dans le nord-ouest de la Syrie, le réseau de réponse avait été construit au fil des années de réponse aux conflits, et non dans l'abondance de la paix. Cela lui a conféré une résilience, mais pas une capacité infinie. Lorsque des milliers de structures se sont effondrées dans une région gelée et fragmentée, même les bénévoles les plus expérimentés ont été confrontés à des conditions qu'aucun système humanitaire ne pouvait pleinement absorber.
Ce qui rend ce collectif historiquement important, c'est la combinaison de courage et de contraintes. Ils ont creusé, porté, cherché, documenté et coordonné tout en opérant sous les contraintes de l'ère des bombardements, d'une infrastructure endommagée et des complications politiques qui ont façonné l'accès à l'aide. Dans de nombreux récits de catastrophes, les travailleurs de sauvetage sont mémorisés comme des symboles ; ici, ils doivent également être compris comme des fonctionnaires improvisés dans un État défaillant.
Le collectif a sa place dans cette histoire car le côté syrien de la catastrophe ne devrait jamais être réduit à un chiffre de victimes. Les tremblements de terre ont frappé des communautés déjà accablées par le déplacement et la fragilité, et les intervenants bénévoles faisaient partie des rares institutions encore capables d'agir rapidement. Leur travail a sauvé des vies, mais il a également démontré à quel point la survie de la région dépendait du travail d'urgence effectué en dehors de la capacité formelle de l'État.
Ils font partie du bilan moral de l'événement : non seulement parce qu'ils ont sorti des gens des décombres, mais parce qu'ils ont révélé combien une société peut devoir aux bénévoles lorsque les systèmes gouvernementaux ont été affaiblis par la guerre.
