Unnamed Agadir resident survivor
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Le dossier historique d'Agadir contient de nombreux survivants individuels qui n'ont jamais été pleinement préservés sous forme nommée. Ce chiffre représente les résidents qui ont vécu l'effondrement et sont ensuite devenus les premiers sauveteurs, témoins et endeuillés de la destruction de la ville. Leur importance réside dans le fait que l'histoire des tremblements de terre n'est pas seulement façonnée par des responsables et des ingénieurs. Elle est aussi façonnée par ceux qui se réveillent au son de leur propre maison qui s'effondre et doivent décider, dans l'obscurité et la poussière, qui chercher en premier.
Un survivant à Agadir aurait dû faire face aux conditions les plus sévères de la ville de l'intérieur : une maison ou un appartement construit avec une maçonnerie faible, un choc latéral soudain, un plafond ou un toit qui s'effondre, puis le problème désorientant de l'évasion lorsque les rues elles-mêmes étaient bloquées. Le cadre nocturne de la ville rendait la survie plus difficile car les membres de la famille étaient séparés par des murs et des arrangements de sommeil, et parce que beaucoup de gens n'avaient pas le temps de s'orienter avant que l'effondrement ne commence. Dans ce contexte, la survie pouvait dépendre de la proximité, de la chance et des détails structurels les plus simples : une porte qui tenait, un mur qui se fissurait mais ne se déchirait pas, un espace à côté d'un lit plutôt qu'en dessous d'une poutre.
Ce qui rend ce survivant central, c'est l'après-coup social qui a suivi le physique. Dans des catastrophes comme Agadir, ceux qui survivent deviennent souvent les premiers historiens de l'événement. Ils identifient quels bâtiments ont échoué, quels voisins ont été piégés, quelles rues sont devenues impraticables et comment le sauvetage s'est déroulé avant que les systèmes officiels ne puissent s'organiser. Leur mémoire est imparfaite dans les détails mais indispensable dans sa structure.
Le sort de nombreux survivants a également inclus le déplacement. Même lorsqu'ils ont survécu, ils ont pu perdre des membres de leur famille, des maisons, des moyens de subsistance et la carte du quartier qui rendait la vie compréhensible. La reconstruction de la ville ne pouvait pas restaurer le monde d'avant le tremblement de terre qu'ils avaient connu. Pour eux, survivre signifiait porter le tremblement de terre comme une condition de mémoire. Ce fardeau fait partie du long dossier humain de la catastrophe.
En termes documentaires, le survivant anonyme représente les nombreuses personnes dont les noms n'ont pas été retenus mais dont l'expérience a défini ce que signifiait Agadir après le 29 février 1960 : non pas une ville tombée dans l'abstrait, mais une ville de vies interrompues.
