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Back to Explosion de Halifax
OfficielMayor of HalifaxCanada

William Thomas Barnstead

1862 - 1937

William Thomas Barnstead était maire de Halifax pendant une catastrophe qui a instantanément transformé le leadership civique en improvisation d'urgence. Son travail avant l'explosion était celui, familier, de la gouvernance municipale : maintenir l'ordre, équilibrer les budgets, superviser les services et représenter une ville qui, en temps de guerre, était déjà sous pression. Après l'explosion, l'ampleur de l'urgence a rendu l'autorité municipale ordinaire peu efficace, mais cela ne l'a pas rendue sans importance. Barnstead est devenu partie intégrante de l'effort pour maintenir la ville unie alors que la base pratique de l'ordre était en train d'être détruite.

Ce qui importe à propos de Barnstead n'est pas tant un acte dramatique unique que le bureau qu'il incarnait au moment où les bureaux avaient le moins d'importance et pourtant devaient encore fonctionner. Un maire en catastrophe doit devenir un coordinateur des hôpitaux, de l'aide, de l'information et de la réassurance publique. L'explosion de Halifax a dépouillé une grande partie de l'infrastructure sur laquelle cette coordination dépendait, et le gouvernement municipal a dû travailler à travers des rues endommagées, des communications rompues et une population qui ne savait plus où chercher de l'aide. Le rôle du maire est donc devenu celui de la persistance : trouver un centre utilisable au milieu des dégâts éparpillés.

Barnstead faisait également partie de l'effort de la ville pour communiquer avec le monde extérieur. L'aide viendrait des communautés voisines et de l'autre côté de la frontière, et quelqu'un devait recevoir, autoriser et intégrer cette aide. Dans des catastrophes de ce type, la première urgence est souvent l'information. Qui est porté disparu ? Quels quartiers sont accessibles ? Où les trains doivent-ils décharger les fournitures ? Quels bâtiments peuvent servir de refuges ? L'administration de Barnstead devait répondre à ces questions alors que la ville était encore en train de saigner.

Son histoire révèle une seconde vérité : les dirigeants civiques en catastrophe sont jugés selon des normes impossibles. On s'attend à ce qu'ils connaissent rapidement l'ampleur de la catastrophe, mais à Halifax, la destruction elle-même empêchait une connaissance immédiate. Les dossiers étaient éparpillés, les quartiers étaient inaccessibles et le nombre de morts restait incertain. L'époque de Barnstead ne disposait pas encore des structures de gestion des catastrophes sophistiquées que les villes ultérieures mettraient en place. Il a dirigé avec les outils disponibles, qui étaient trop peu nombreux.

Il a sa place dans l'histoire de Halifax car les suites de la catastrophe n'étaient pas seulement une question de sauvetage mais de gouvernance. La reconstruction, la distribution de l'aide et la confiance du public dépendaient toutes de la capacité de la municipalité à ne pas s'effondrer complètement sous le choc. Le bureau de Barnstead n'a pas sauvé la ville à lui seul, mais il faisait partie des structures qui ont permis à la ville de rester une ville plutôt que de devenir uniquement une ruine.

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